Comment décrypter son spot de surf
Comprendre les éléments qui rendent une vague surfable
La plupart des surfeurs consultent les prévisions avant de se rendre à la plage, mais savoir qu'il y a une houle de 1,20 mètre ne donne pas beaucoup d'informations en soi. La vague que vous surfez dépend de la manière dont la direction de la houle, la marée et le vent agissent ensemble à cet endroit précis et ce jour précis.

Direction de la houle
La direction de la houle est l'angle sous lequel les vagues frappent le fond de votre spot de surf ; le récif, le sable ou la roche sous l'eau. C'est l'un des facteurs les plus importants pour déterminer si une vague sera surfable.
Lorsque la houle frappe un spot sous le bon angle, la vague déroule le long de sa face. Vous obtenez une ligne claire, de l'espace pour manœuvrer et le temps de surfer. Lorsque l'angle est mauvais, par exemple, les vagues peuvent déferler d'un coup sur toute leur longueur. C'est ce qu'on appelle un close-out, et il n'y a pas grand-chose à faire sur celles-ci, à part aller tout droit.
L'essentiel à comprendre est que chaque spot a son point idéal. Certains spots fonctionnent mieux avec une houle du nord, créent des close-outs avec une houle du nord-ouest et disparaissent complètement avec une houle de l'ouest. Connaître la plage de directions de votre spot est l'une des choses les plus utiles que vous puissiez apprendre pour savoir quand vous allez faire des scores.
Marée
La marée contrôle la quantité d'eau présente sur le spot de surf. Voici la science de base : une vague déferle lorsque sa hauteur atteint environ 1,3 fois la profondeur de l'eau sous elle. Donc, lorsque la marée est plus basse, les vagues atteignent des eaux moins profondes plus tôt, ce qui les fait généralement déferler plus fort, plus vite et donc plus creuses. Lorsque la marée est haute, la même vague roule sur plus d'eau avant de déferler, ce qui la rend généralement plus douce, plus calme et moins définie.
Certains spots ne fonctionnent qu'à marée basse, tandis que d'autres préfèrent la marée haute, la marée moyenne ou une marée montante ou descendante. Il n'y a pas de réponse universelle quant à la meilleure marée pour tous les spots, cela dépend entièrement des conditions à chaque spot spécifique. Le même endroit peut produire des vagues amusantes et surfables à marée montante, s'aplatir à marée haute et commencer à tuber à marée basse. Vous devez apprendre ce que votre spot aime, et cela vient avec le temps et l'observation.
Vent
Le vent a un effet immédiat et évident sur la qualité des vagues. La direction dans laquelle il souffle par rapport à une vague influence sa forme et sa vitesse. Le vent offshore signifie que le vent souffle de la terre vers la mer — à contre-sens de la direction de déferlement de la vague. C'est le scénario idéal pour le surf. Le vent offshore maintient la lèvre de la vague plus longtemps avant qu'elle ne jette, créant une face propre et « glassy » qui vous donne plus de temps sur la face.
Le vent onshore est l'inverse. Le vent soufflant de l'océan vers la terre pousse l'arrière de la vague et la fait déferler prématurément. Le résultat est un surf désordonné, agité et souvent faible. Les conditions onshore peuvent faire ressembler une houle autrement décente à une machine à laver.
Ensuite, il y a les vents traversiers : le vent souffle en biais plutôt que directement de face ou directement de dos. C'est là que ça devient plus nuancé.
-
Cross-offshore (de l'arrière) → Généralement acceptable
-
Cross-offshore (du côté du déferlement) → Bosselé, gérable selon la force
-
Cross-onshore (de l'arrière) → Gérable si léger
-
Cross-onshore (de l'avant) → Les sections ferment
La force du vent compte aussi. Un léger vent cross-onshore à 5 nœuds ne pose pas de problème. La même direction à 25 nœuds vous fera douter de la valeur de la session.
Comment ils interagissent
Le problème est que ces trois variables n'existent pas indépendamment. Une direction de houle légèrement décalée peut toujours produire de bonnes vagues si la marée est bonne et le vent est propre, mais d'un autre côté, des vents offshore parfaits ne peuvent pas sauver une houle de type « close-out », et une direction de houle idéale avec un bon vent ne signifie rien si la marée transforme le spot en un désordre.
En fin de compte, bien lire les conditions, c'est avant tout reconnaître des schémas. Vous commencez à remarquer ce que votre spot local apprécie. Cette connaissance n'est pas dans les prévisions, elle vient du temps passé dans l'eau et de l'attention portée à ce qui se passe réellement.
Conseil pratique :
Si vous surfez le même spot régulièrement, tenez un journal. Notez les prévisions, la taille réelle de la houle, sa direction, la marée et si elle montait ou descendait, la direction et la force du vent, et à quoi ressemblaient vraiment les vagues. Au bout d'un certain temps, des schémas émergeront que aucune application de prévisions ne pourra vous révéler, et vous connaîtrez votre spot mieux que quiconque.
Lire les prévisions est un point de départ, mais la véritable prédiction se fait en assemblant l'ensemble de l'image. Plus vous comprenez les variables, plus cette image s'affine.
Découvrez le Basis Paddle Trainer.
J'ai passé des mois sans surfer et je me suis retrouvé avec une houle énorme et j'ai surfé 3 heures par session, plusieurs fois par jour, jour après jour, en utilisant le Basis Paddle Trainer.
Entraînez-vous n'importe quand, n'importe où, pour pouvoir attraper plus de vagues et vous amuser davantage.
Contrairement aux bandes de résistance élastiques, à la natation en piscine ou aux entraînements de gym fantaisistes, ces choses fonctionnent réellement.
Livraison dans le monde entier dès maintenant ! www.surfbasis.com
Pour un témoignage client détaillé de l'un de nos premiers testeurs bêta, consultez :
Laissez un commentaire